Joker

Merci Hussam !

qui nous a fait l’honneur d’animer notre matinée du samedi 12 octobre 2019 :

Il nous propose au cinéma Le Sévigné à Cesson-Sévigné le Mercredi 16 octobre à 20h30

de découvrir le film Joker de Todd Phillips avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro

2h02 – VO – USA – Canada  –  Lion d’or à la Mostra de Venise

Visionnez la bande annonce

présenté et analysé par Hussam Hindi, ex-directeur artistique du festival du film britannique de Dinard

« Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société »

Marcel Fily

Les premiers pas d’un film en Bretagne

« Cet article paru dans le journal Ouest-France du samedi 5 octobre est intéressant à lire pour nous qui sommes des passionnés de cinéma et de productions audiovisuelles. Bonne lecture ».

Marcel FILY

Écriture, recherche de producteurs, patience… Des réalisateurs rencontrés en marge des rencontres de Films en Bretagne nous expliquent les étapes nécessaires à la création d’une production audiovisuelle.

Une idée en tête mais pas un sou en poche. Une caméra à la main mais un scénario à écrire. Comment faire alors pour réaliser un film et transformer un projet cinématographique en une histoire vivante qui éveille l’émotion ?

À l’occasion des 19erencontres de Films en Bretagne, qui se sont déroulées jeudi et vendredi à Saint-Quay-Portrieux, dans les Côtes-d’Armor, des réalisateurs bretons racontent leur parcours de création.

À la maison des auteurs, bâtisse du XVIIIe siècle perchée sur les hauteurs d’une falaise au bout du sentier des douaniers, Emmanuel Madec touille tranquillement son café. Photographe indépendant, il a voulu tourner un documentaire sur la transmission familiale.

D’abord, l’écriture

Première étape : l’écriture.  J’ai obtenu une bourse du Fonds d’aide à la création cinématographique et audiovisuelle de l’ordre de 3 000 € , explique Emmanuel Madec, originaire de Lorient. Une manne financière qui lui permet de se consacrer totalement à son projet.

L’écriture reste une étape entièrement bénévole, précise Agathe Oléron, native de Rennes et réalisatrice du documentaire « La dame de Saint-Lunaire », dont la bande-annonce est disponible sur le média en ligne Kub.

Une fois les pages noircies par le sujet, l’auteur doit s’atteler à une étape difficile mais ô combien cruciale : convaincre un producteur.  Son travail va être de conseiller le réalisateur et de vendre le projet à un diffuseur, poursuit Emmanuel Madec.

Des soutiens dans la région

Pour ces deux étapes, des associations comme Ty Films, Films en Bretagne ou Le Groupe Ouest aident et accompagnent les jeunes réalisateurs.  La Région chaperonne aussi beaucoup les projets audiovisuels. Ici, on a quand même un beau maillage de structures pour pouvoir faire des films, applaudit la réalisatrice rennaise.

Troisième étape, le tournage. Peut-on tourner un film avec un smartphone ?  Oui, c’est possible, acquiesce Emmanuel Madec. Mais n’espérez pas voir le film débarquer dans les salles de ciné. La résolution serait trop faible. Mais vous pouvez le faire avec un appareil reflex ou louer du matériel.

Pour ça, il existe « Accueil des tournages en Bretagne ». Une structure, financée par la Région, qui permet aux réalisateurs de dénicher un lieu ou de trouver des figurants. Enfin, un auteur doit s’armer de patience. Tourner un film, c’est un long parcours.  Moi, ça m’a pris quatre ans , révèle, pour conclure, Agathe Oléron.

UNICA 2019

L’UNICA 2019, qui fêtait son 88ème anniversaire, se déroulait à Zeist (près d’Utrecht), en Hollande est une cuvée moyenne.

La France revient avec 3 médailles :

  • Argent pour D’une rive à l’autre de Gérard Corporon, Grand Prix au National de Soulac.
  • Bronze pour Fête des Pères de Didier Trocq.
  • Bronze pour Vues Lumière de David Ridel.

Les 150 films et les 27 films Minute ont bénéficié d’une projection impeccable dans une belle salle de cinéma de 350 places. Le jury était composé de 5 membres dont un français.

L’Espagne remporte le Meilleur programme, les Allemands, Anglais et Néérlandais  ont impressionné par la qualité de leurs films, la France aussi,  ainsi que les Coréens du Sud (Prix du Public et Meilleur Acteur).

La difficulté d’un tel festival est la compréhension des films. Près de 25 % sont en français ou sous-titrés en français. Le reste est sous-titré en anglais pour la plupart (C’est là que les neurones fonctionnent à plein) On ne comprend pas tout mais heureusement les images parlent. Les films sont courts pour la plupart et certains, sans paroles, sont des petits chefs d’œuvres. Un quart du public était francophone mais les échanges avec les étrangers se font très naturellement.

Un regret : le passage des films Minute (27 films présentés, 14 seulement ont le droit de concourir). C’est le choix arbitraire du jury. Ensuite, les 14 passent en duel et le public vote à main levée. Les 2 finalistes sont vus 4 fois !!!

Un autre regret : que la France n’ait pas utilisé le temps qui lui était imparti. Chaque pays a droit à 1 heure de projection et la sélection française ne faisait que 40 minutes.  Pourquoi ?  Dommage !

Yves Esnault

Les 14 congressistes français :